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Calculer le retour sur investissement photovoltaïque avec Moutens Solar

Calcul du retour sur investissement photovoltaïque avec le simulateur Moutens Solar, devis et ordinateur portable sur une table de cuisine à Perpignan
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Le stylo à la main, je barrais pour la troisième fois la même ligne d'un devis, celle qui annonçait un taux d'autoconsommation qui ne collait avec aucun de mes calculs. Trois propositions étalées devant moi, trois discours commerciaux différents, et une certitude : personne ne racontait la même histoire sur la production de mon toit. L'un vendait l'autonomie quasi totale avec une installation surdimensionnée, l'autre restait vague sur les chiffres mais très précis sur le prix à payer. Calculer un vrai retour sur investissement solaire demandait visiblement plus qu'un rendez-vous commercial et un sourire rassurant.

Travaillant toute la journée dans la logistique, à vérifier que ce qui sort d'un entrepôt correspond à ce qui y est entré, un tel écart entre deux estimations pour la même toiture m'a mis la puce à l'oreille. Ce genre de différence, dans mon métier, on ne la laisse jamais filer sans en chercher la cause. C'est ce réflexe qui m'a poussé vers un simulateur plutôt que vers une nouvelle réunion commerciale.

Petite précision avant d'aller plus loin : ce site touche une commission si vous achetez un outil via un lien présent dans cet article, sans que le prix change pour vous. Je ne recommande que ce que j'ai vraiment testé ou décortiqué pour ma propre maison, quartier de la Mourade à Perpignan. Ce qui ne tient pas la route n'apparaît pas ici.

Trois devis qui ne racontaient pas la même histoire

Le problème avec les estimations données en rendez-vous, c'est qu'elles sont souvent trop lisses. On vous parle de production annuelle, jamais des détails qui dérangent -- l'ombre de ma cheminée en fin d'après-midi, par exemple, n'apparaissait sur aucun des trois papiers. Une fois ce genre de détail oublié, tout le calcul de rentabilité qui suit part d'une base faussée.

C'est là que j'ai commencé à faire tourner mes propres hypothèses dans Moutens Solar plutôt que de me fier aux tableaux remis en rendez-vous. Le simulateur permet de rentrer sa propre orientation exacte et l'inclinaison du toit, ce qui change déjà pas mal de choses par rapport à une estimation standard -- sans que j'aie besoin de retenir le détail technique qui compte pour ma région, l'outil s'en charge.

Main d'un propriétaire qui calcule le retour sur investissement de ses panneaux solaires avec une calculatrice et le simulateur photovoltaïque Moutens Solar

Le simulateur a changé ma façon de lire les chiffres

Un vendeur a poussé fort pour une installation bien plus grande que ce dont j'avais besoin au quotidien, avec l'argument qu'il fallait viser large pour économiser plus. Le simulateur a vite montré le contraire : tout calcul de rentabilité part du dimensionnement, et surdimensionner allonge le retour sur investissement au lieu de le raccourcir, surtout quand une bonne partie du surplus finirait revendue pour presque rien plutôt que consommée chez moi.

J'avais aussi accepté, au départ, le taux d'autoconsommation annoncé par ce même vendeur sans le vérifier moi-même -- un chiffre qui sonnait bien sur le papier et qui n'avait pourtant jamais été confronté à mes propres heures de consommation. Reprendre ce taux dans le simulateur, avec mes relevés réels, a suffi à le faire fondre.

Le premier résultat sorti de l'écran affichait des économies qui donnaient presque envie de signer sur-le-champ, jusqu'à ce que je pose ma facture EDF juste à côté : les deux chiffres ne se ressemblaient pas du tout. Il m'a fallu environ six semaines à croiser mes courbes Enedis avec les projections du logiciel pour que les deux finissent enfin par se superposer.

Comprendre le retour sur investissement

Élodie, une collègue de l'entrepôt qui loue son appartement, m'a posé la question un jour à la pause, presque agacée que je tourne autour du sujet sans jamais répondre simplement : le retour sur investissement, concrètement, ça veut dire quoi ? Pour moi, c'est le moment où l'argent sorti de votre poche pour l'installation finit par vous être rendu, sous forme d'électricité que vous n'achetez plus. Rien de plus, rien de moins -- et surtout rien à voir avec la promesse d'un vendeur pressé de conclure.

Je compare souvent ça à l'achat d'une voiture ou à un forfait de téléphone engagé sur plusieurs années : ce qui compte n'est jamais le prix affiché tout seul, mais ce que ça vous coûte vraiment une fois rapporté à ce que vous en tirez chaque mois. Un devis qui annonce une production impressionnante sans jamais parler de votre propre consommation ne raconte qu'une moitié de l'histoire.

Lire un devis ligne par ligne, plutôt que de se fier au total en bas de page, reste le réflexe le plus utile avant toute comparaison. Un écart entre deux devis pour la même toiture, comme celui qui m'avait mis la puce à l'oreille au départ, est presque toujours le premier signal qu'il faut creuser plutôt qu'ignorer.

Compter avec mon vrai rythme de vie, pas un profil standard

Le télétravail plusieurs jours par semaine et une voiture électrique changent complètement la donne face à un profil de consommation standard, celui où l'on suppose qu'une maison ne consomme que tôt le matin et en soirée. L'estimation de production que sort n'importe quel simulateur reste une hypothèse de départ, jamais une garantie -- c'est en la confrontant à mes propres pics de consommation, notamment en milieu de journée quand je branche la voiture, qu'elle est devenue utile. Charger le véhicule pendant que le soleil tape, plutôt que de revendre le surplus pour presque rien, change radicalement le taux d'autoconsommation réel du foyer -- même si la rentabilité d'une batterie de stockage classique reste, elle, souvent discutable.

Julien, un lecteur croisé sur un forum de bricolage et propriétaire du côté de l'Hérault, m'a écrit après avoir comparé deux simulateurs différents pour sa propre maison, avant même d'avoir rencontré un installateur. Il avait repéré une incohérence entre les deux outils que je n'avais moi-même jamais remarquée, ce qui confirme qu'un simulateur, aussi sérieux soit-il, a ses limites et mérite d'être recoupé avec un second avis plutôt que pris pour argent comptant.

Toitures avec panneaux solaires à Perpignan, exemple pour calculer l'autoconsommation et le retour sur investissement solaire

Une vérification à faire avant de signer

La chose la plus simple à vérifier sur votre propre devis, avant de signer quoi que ce soit, c'est de reprendre le chiffre qui vous a été annoncé -- taux d'autoconsommation, production annuelle, ce que vous voulez -- et de le confronter à vos propres relevés ou, à défaut, à un second outil. C'est exactement ce que permet de faire le logiciel Moutens Solar, sans qu'il faille y passer des soirées entières comme moi au début. Ne signez jamais un chiffre que vous n'avez pas vous-même reproduit d'une autre façon : c'est la seule leçon que je retiens vraiment de mes trois devis de départ.

Avant tout branchement ou raccordement au réseau, un électricien certifié RGE reste incontournable -- c'est une sécurité pour vous et une condition pour toucher les aides. Posez aussi cette question à votre installateur : son estimation de production a-t-elle été calée sur l'inclinaison réelle de votre toit, ou sur une valeur standard sortie d'un tableau ?

Important :
Les informations de ce site reposent sur mon expérience personnelle et sont fournies à titre indicatif uniquement. Elles ne remplacent pas un avis médical, financier ou juridique professionnel. Consultez toujours un spécialiste qualifié avant de prendre des décisions concernant votre santé ou vos finances.

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